Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants ? Quelle est l’influence des parents sur la réussite scolaire de leurs enfants ?

L’étude PISA 2009 de l’OCDE montre que cet engagement doit respecter certaines règles.

La plupart des parents savent d’instinct que le fait de passer plus de temps avec leurs enfants et de s’engager activement dans son éducation lui permettra de prendre un bon départ dans la vie. Toutefois, comme la majorité d’entre eux doivent jongler entre impératifs professionnels et familiaux, le temps semble toujours manquer. Par ailleurs, les parents n’osent souvent pas aider leur enfant à faire ses devoirs car ils pensent ne pas avoir les compétences requises pour l’accompagner dans sa réussite scolaire.

Les résultats de l’enquête PISA sont néanmoins porteurs d’espoir : pour les parents, nul besoin d’avoir écrit une thèse ou de passer des heures avec leur enfant pour faire la différence. En effet, nombre des activités parent-enfant qui sont associées à de meilleures performances en compréhension de l’écrit chez les élèves ne nécessitent qu’un investissement de temps relativement limité et aucune connaissance spécialisée.
En revanche, ces activités requièrent un intérêt réel et un engagement actif de la part des parents.

S’engager tôt auprès de son enfant permet d’en récolter plus tard les fruits

L’évaluation PISA2009 a non seulement permis de recueillir des données auprès des élèves et de leurs chefs d’établissement, mais aussi de leurs parents. Parmi les questions adressées à ces derniers, certaines concernent plus particulièrement le type d’activités qu’ils font avec leur enfant lors de sa première année de primaire. Une autre partie du questionnaire parents s’intéresse aux activités dans lesquels ils s’engagent avec leur enfant durant l’année de l’évaluation PISA soit l’année de ses 15 ans.

Les informations recueillies auprès des parents révèlent l’existence d’une forte corrélation entre leur engagement auprès de leur enfant et l’engagement de ce dernier dans les activités liées à la lecture durant sa première année de primaire et sa performance en compréhension de l’écrit à l’âge de 15 ans. ainsi, les élèves dont les parents ont déclaré lire des livres avec eux « chaque jour ou presque chaque jour » ou « une ou deux fois par semaine » durant la première année de primaire affichent, lors du cycle PISA 2009, des résultats nettement supérieurs à ceux des élèves dont les parents ont déclaré ne lire des livres avec eux que « une ou deux fois par mois », voire « jamais ou presque jamais ».

Indépendamment du milieu socio-économique familial

Les écarts de performance associés à l’engagement des parents reflètent en partie les différences de milieu socio-économique des familles puisque, en moyenne, les élèves issus d’un milieu socio-économique favorisé bénéficient d’un environnement plus propice à l’apprentissage à de nombreux égards, notamment en termes d’engagement parental. Toutefois, même lorsque l’on compare des élèves issus de milieux socio-économiques similaires, les élèves avec qui les parents lisent des livres de façon régulière durant leur première année de primaire obtiennent un score supérieur de 14 points, en moyenne, à celui des autres élèves.

Il est intéressant de noter que la relation avec la performance en compréhension de l’écrit varie en fonction du type d’activité parent-enfant. par exemple, l’écart de performance en compréhension de l’écrit associé à l’engagement parental est plus important, en moyenne, lorsque les parents lisent un livre avec leur enfant, discutent avec ce dernier de ce qu’ils ont fait dans la journée ou lui racontent des histoires. En revanche, l’écart de score est moindre lorsque l’engagement parental prend la forme d’un jeu en rapport avec l’alphabet.

Il n’est jamais trop tard pour que les élèves tirent profit de l’intérêt que leur portent leurs parents

Les résultats de l’enquête PISA montrent également une forte corrélation entre certaines activités parent-enfant, lorsque l’enfant est âgé de 15 ans, et la performance de ce dernier à l’évaluation PISA de la compréhension de l’écrit.

Par exemple, les élèves avec qui les parents discutent de questions politiques ou sociales chaque semaine ou chaque jour obtiennent un score supérieur de 28 points, en moyenne, à celui des élèves avec qui les parents discutent de ces questions moins fréquemment, voire jamais. C’est en Italie que l’avantage de performance est le plus élevé (42 points) et dans une économie partenaire, en l’occurrence à Macao (Chine), qu’il est le plus ténu (14 points).

Après contrôle du milieu socio-économique, cet avantage de performance diminue, mais reste important (16 points) et s’observe dans l’ensemble des pays et économies participants, sauf en Hongrie. l’enquête PISA montre que d’autres activités parent-enfant, telles que « discuter de livres, de films ou de programmes de télévision », « discuter de la qualité du travail scolaire de [son] enfant », « prendre le repas principal à table avec [son] enfant » et « passer du temps simplement à parler avec [son] enfant », sont également en corrélation avec une amélioration de la performance scolaire des élèves en compréhension de l’écrit.

Pour conclure

Tous les parents peuvent aider leur enfant à tirer le meilleur parti de ses capacités en passant du temps à parler et lire avec lui – et ce même, voire particulièrement, dès son plus jeune âge. Les enseignants, les établissements et les systèmes d’éducation devraient réfléchir aux moyens d’aider des parents toujours débordés à jouer un rôle plus actif dans l’éducation de leur enfant, tant dans le cadre scolaire qu’en dehors de ce dernier.

• Les élèves de 15 ans à qui leurs parents ont souvent lu des livres lors de leur première année de primaire affichent des résultats sensiblement supérieurs lors du cycle PISA 2009 à ceux des élèves à qui leurs parents n’ont lu des livres que rarement, voire jamais.

• L’avantage de performance des élèves à qui leurs parents ont lu des livres durant leurs premières années de scolarisation est manifeste, et ce indépendamment du milieu socio-économique familial.

• L’engagement des parents auprès de leur enfant de 15 ans est également fortement corrélé à la performance de ce dernier aux évaluations PISA.

 

Texte et dossier : OCDE – PISA

 

 

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