« Il reste cloîtré dans sa chambre…», « il ne veut plus  rien faire avec nous »… Ces mots vous sont familiers ?

Durant la période assez turbulente de l’adolescence, votre ado se renferme dans sa chambre de longues heures et ne descend plus que pour les repas… Il prend ses distances avec vous et vous le sentez s’éloigner. Finis les moments de complicité, de communication.

Que se passe-t-il ? Comment inverser la tendance ? Quelles erreurs éviter?

Votre ado part à la recherche de son identité. Pour cela, il peut faire des expériences qui ne sont pas toujours bonnes.

 Les difficultés relationnelles viennent du fait que votre ado  pense que vous  ne comprenez rien” et il va donc se refermer sur lui-même…

Alors comment peut-on inverser la tendance en lui montrant que vous êtes à son écoute et quelles sont les erreurs les plus courantes à éviter.

Auteur : Anne-Laure TARDÉ (coach scolaire et psychopédagogue)

Erreur n°1 – Lui imposer une activité

Ni plus tout à fait un enfant, mais pas un adulte non plus, votre adolescent a besoin que vous preniez son avis en considération. Ce qui ne veut pas dire tout accepter non plus.

Que pourriez-vous faire ? Si imposer n’est plus adapté, lui proposer en revanche son activité favorite est conseillée  tout en sachant qu’il est libre de refuser. Une après-midi shopping, aller voir un match de foot professionnel sont autant d’occasions pour créer et entretenir une complicité. Votre ado a encore besoin de vous pour l’aider  à traverser cette période difficile. Comme le souligne, Michel Fize, sociologue et spécialiste de l’adolescence,  l’adolescent a besoin de la présence de ses parents pour bien se développer.

Juliette adore aller fouiner chez Z…, sa boutique préférée.. allez-y avec elle, ce sera l’occasion autour d’un café d’échanger sur la dernière mode, ses goûts, ses centres d’intérêt et ses préoccupations du moment qu’elles soient amicales et voire même amoureuses si votre complicité est assez forte.

Erreur n°2 – Être sur son dos.

Votre ado peut interpréter vos questionnements comme une intrusion ou du harcèlement. Même si cela part d’une bonne intention, les phrases récurrentes comme : « avec qui tu sors ? T’as fini tes devoirs ? » sont à bannir le plus possible.

Les bonnes intentions ne suffisent  pas toujours à donner de bons résultats. Accepter de lâcher prise sur ses choix et décisions et sur les conséquences bonnes ou mauvaises qui en découleront (même si parfois, on préférerait lui éviter de prendre des « murs ») lui permettront de développer son autonomie et d’être plus responsable de ses actes.

Jules est en seconde et consacre peu de temps à étudier et beaucoup à ses sorties entre amis. Il veut se destiner à une carrière d’ingénieur. Vous lui faites part de vos inquiétudes (à juste titre), et lui demandez si le travail qu’il fournit est suffisant pour atteindre son objectif, Il s’ensuit  des disputes et des conflits stériles qui n’aboutissent pas au résultat escompté : à savoir qu’il travaille davantage. Au lieu de continuer à vous époumoner, vous pourriez le laisser gérer seul son travail scolaire et le laisser assumer les conséquences d’un manque de travail et d’investissement qui peut aller d’une simple baisse de sa moyenne à un redoublement s’il y a trop de retard voire une remise en question de son orientation professionnelle s’il perd pied.

Je sais que cette façon d’agir ou plutôt de non-action paraît contre-intuitive et effraie des parents qui veulent le bien de leur enfant. Mais réfléchissez-y, comme dit le dicton « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». En voulant forcer votre ado, vous n’arriverez à rien. La prise de conscience vient toujours de la personne elle-même. La confrontation avec la réalité, même si elle est désagréable et douloureuse, est le meilleur moyen d’un éveil, d’une prise de conscience salutaire. Ce qui implique, chez vous, parent un certain « lâcher prise ».

La volonté de contrôle est le meilleur moyen d’arriver à un échec assuré.

Erreur n°3 – Le juger ou le critiquer

Votre ado a besoin de vos encouragements, et d’être valorisé pour développer sa confiance en lui. Il a besoin de se sentir compétent et à la hauteur. Vos critiques ne feront qu’accentuer son isolement.

Même  si vous n’êtes pas un as de la communication, vous pouvez lui demander ce qui se passe en prêtant une oreille attentive sans donner de conseils, critiquer ou juger (oui, la deuxième partie est plus difficile, mais tout est une question d’entrainement).

L’écoute active est un bon moyen : reformulez ce qu’il vient de vous dire (si j’ai bien compris, tu me dis que …), posez des questions ouvertes (ex en quoi est-ce que cette situation te dérange…)  , ne l’interrompez pas, exprimez de l’empathie

Vous pourriez par exemple  entamer un dialogue sur la base de la communication non violente (CNV): Je comprends que tu aies besoin de considération… Mais j’aimerais que.. (et vous exprimez votre besoin et votre demande) tout cela dans le respect des parents et dans des limites raisonnables.

 

Erreur n°4 – Croire systématiquement que son isolement est le signe d’un mal-être, ou d’un problème psychologique

Si on se reporte au modèle des 7 profils d’apprentissage, certains adolescents ont un profil  qui amène à un besoin de solitude.

Et si vous l’ignorez, cela amène à des malentendus.

Par exemple, l’ado à profil intellectuel aime partir réfléchir pour résoudre des problèmes qui demandent du temps et de la tranquillité. Il va donc se mettre en retrait non pas parce qu’il déprime ou qu’il vous fuit, mais parce qu’il en a besoin.

L’ado à profil émotionnel vit ses émotions de manière amplifiée et théâtrale, ce qui lui demande une énergie colossale. Se retrouver seul, au calme, lui permet de revenir à un seuil d’émotivité plus bas et de se reposer.

Il est donc particulièrement bénéfique de connaître profil d’apprentissage de son enfant pour éviter les erreurs d’interprétation.

Alors, incitez-le à passer le test des 7 profils d’apprentissage et découvrez-le avec lui en cliquant sur ce lien : https://www.apprendreaapprendre.com/tests/nouvelle_inscription.php?profil=eleves          

Et profitez-en pour découvrir le vôtre

Une fois vos profils déterminés, vous pourrez plus facilement adapter vos comportements et vos activités à ce qui correspond le mieux à votre adolescent. Cela facilite les apprentissages et les relations.

Prendre conscience que nous appréhendons les choses de manière différente est la première étape pour trouver des solutions pour fonctionner ensemble.

Ces points que nous avons évoqués vous permettront de garder le lien avec votre adolescent (même si ce n’est pas toujours simple).

D’autre part, souvenez-vous que les différentes parties du cerveau ne se perfectionnent pas toutes en même temps ce qui explique l’impulsivité et la témérité de votre ado. La zone du cerveau qui gère les émotions (cerveau limbique) se développe beaucoup plus rapidement que celle qui régule le comportement et la prise de décision (cortex préfrontal). La maturation de ce dernier n’intervient qu’autour de 25 ans.

Gardez à l’esprit que l’adolescence est une période charnière dans la construction d’un adolescent et que les comportements qui y sont associés sont temporaires. Donc pas de panique !! Face à cela, le souvenir de sa propre adolescence, et le lâcher prise associé à la patience et à la bienveillance semblent être les meilleures armes pour traverser cette période tumultueuse.

 

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